Marseille - My Petite Provence

20 choses à faire à Marseille

Des choses à faire à Marseille, ce n’est pas ce qu’il manque! La capitale de la Provence est née il y a plus de 2600 ans sous le nom Massilia, c’était un port Grec bordée par la mer Méditerranée. Marseille s’est formée au cœur d’une calanque naturelle, c’est ce qui la rend atypique. Niché près du Vieux-Port, le musée d’Histoire de Marseille vous racontera, gratuitement, son passé depuis l’Antiquité. Entre histoire et modernité, baladez vous autour des 20 choses que l’on vous conseille pour découvrir Marseille et les marseillais.

1. Déambuler dans le quartier du Panier*

S’il fait bon vivre à Marseille, c’est parce qu’il règne une ambiance de village dans les quartiers.  Le Panier en est un incontournable, perché sur une colline adossée au Vieux-Port; il a gardé son âme provençale et populaire. Les rues sont pentues et escarpées, les maisons sont colorées et ornées de linges qui sèchent accrochés aux fenêtres, avec un petit air d’Italie peut-être. Impossible de ne pas tomber sous le charme de ce petit coin de Marseille! Au cœur du quartier, quelques spots valent le coup d’œil ou un peu plus: la Vieille Charité, l’Hôtel Dieu, la place des Pistoles, celle des Moulins et des Accoules, le dernier des 15 moulins au 46, rue des moulins. Montez au Panier en sortant du Mucem et du J4, en passant par la Major, montez par la place des Treize-Cantons pour rejoindre le Panier  avant de redescendre au Vieux-Port par le préau des Accoules et tomber sur l’Hôtel de ville.

2. Les bonnes adresse de La Plaine et Noailles

Ces deux quartiers cosmopolites et exotiques qui respirent la vie.

Passez au marché des capucins en fin de matinée pour vous régaler dans l’une des échoppes de restauration orientale et achetez quelques épices envoûtantes. Pour le café, préférez tout de même les torréfactions de Noailles au 56, Canebière avant d’entamer la Rue d’Aubagne à la conquête de petits joyaux de décoration importés du Maghreb à des prix défiant toute concurrence. Sans oublier la Maison Empereur au 4 rue des Récolettes.

Bien repus, il va falloir monter un peu pour atteindre le Panthéon des marseillais, le Théâtre des Bernardines, cette ancienne chapelle du 18ème siècle facilement reconnaissable par son dôme. A deux pas de là, jetez un œil sur le plus ancien lycée de la ville (1802) qui a formé Marcel Pagnol, Edouard Balladur et Daniel Mesguich, le Lycée Thiers. Traverser le cours Ju, comme on le surnomme ici,  avant de rejoindre la Place Jaurès dite La Plaine. Un célèbre marché paysan s’y tient tous les vendredis soirs de 16h à 19h (un véritable écrin de bons produits). Juste en face du célèbre bar du Petit Nice se trouve une sculpture monumentale réalisée par le sculpteur Louis Botinelly. Elle commémore la première traversée de la Méditerranée en ballon, réalisée par Louis Capazza et Alphonse Fondère qui décollèrent de la place Jean Jaurès pour se rendre en Corse. Les ruelles alentour, Crudère, Pastoret, Bussy l’indien, entre autres, abritent de magnifiques fresques, c’est le quartier par excellence du Street art.

A l’heure de l’apéro c’est à la Plaine, qu’il faut se frayer un chemin pour trouver une table. Sans omettre un petit détour par le  4 rue de la bibliothèque (perpendiculaire à la place) pour voir la fontaine Henri-Jacques Espérandieu, le célèbre architecte marseillais à qui l’on doit  La bonne mère, le palais Longchamp et une partie de l’abbaye Saint Victor pour ne citer que cela.  L’Église Notre-Dame-Du-Mont , à l’heure de reprendre un métro pour rentrer, sera la petite cerise sur le gâteau d’une journée bien remplie.

3. Manger tunisien chez Yassine, c’est à Noailles!

A Marseille, on s’y sent comme à la maison! Parce qu’il y en a pour tous les goûts. C’est ce qui a amené Yassine à y ramener sa Tunisie natale. Situé au 8A Rue d’Aubagne, ce restaurant est un vrai bain de culture, d’échanges, de bons goûts mais aussi de bruit, parce qu’ici on y va pas avec le dos de cuillère. Ça s’en retrouve dans l’authenticité des plats mais aussi dans les portions généreusement servies. Au menu quotidien des plats typiques, dont on vante le Leblebi, et des spécialités. Les jeudis c’est la Mloukhiya, les vendredis le Couscous à l’agneau et les dimanche le fameux Couscous au poisson typiquement tunisien. Une petite restauration à emporter se trouve au n°5 de la même rue pour les plus pressés, c’est la Koujina express. Attention les deux restaurants sont fermés le lundi.

4. De l’humour au Camas

Bordé par la Plaine et le boulevard Chave, le Camas, pourtant chef lieu historique des exécutions publiques, est un quartier ou l’on sait ce que signifie convivialité et humour.

Comme dans tout Marseille, on y trouve des immeubles à trois fenêtres très typique de la ville. Néanmoins il y en a de plus particuliers, comme celui situé au 72 Boulevard Chave! C’est ici que Fernandel, l’acteur et comique marseillais y est né. Le buste de l’acteur est exposé au croisement avec le boulevard Eugène Pierre. Vous saurez le reconnaître à son sourire contagieux et son chapeau sur la tête.

Un autre immeuble n’a plus sa réputation à faire, L’immeuble du Tipe. L’immense raillerie de Dominique Turcan, étudiant architecte recalé au concours qui en a dit son dernier mot avec ce bâtiment sur lequel il exprime à peu près tout ce qu’il avait à dire du système qui l’avait rejeté. S’il semble tout à fait ordianire, cet immeuble possède sûrement la façade la plus originale de Marseille. En remontant le boulevard Eugène Pierre jusqu’en haut il se trouve sur la droite au croisement avec la rue Devilliers.

Les sourires ne sont pas terminés, il faut aller jeter un oeil au décoration sur la façade du Garage Devolux. D’un style architectural de Grands Magasins ou Art Déco, Félix Guis, peintre, sculpteur et caricaturiste en a fait une jolie blague. Il y représente notamment des automobiles fumantes, tout droit venues d’une époque où la pollution ne semblait pas être un sujet. 

Vous êtes aussi dans l’un des meilleurs coins de Marseille pour manger. Chef-lieu des étoilés, les bonnes adresses ne manquent pas. Du Regain au Camas-sutra, c’est la Provence qui est revisitée dans vos assiettes.

5. Découvrir l’OM au stade vélodrome

« Coeur vibrant » de la cité phocéenne, le stade vélodrome, et son équipe de football résidente, l’Olympique de Marseille (OM), fait battre le cœur des marseillais. Maussades lors d’une défaite, Heureux lors d’une victoire, c’est dans ce stade, au boulevard Michelet, que l’on admire la ferveur des marseillais et les moments de communion de la ville.

Jouant le championnat de ligue 1 et, les bonnes années la coupe d’Europe, vous devrez vous y prendre au plus vite pour obtenir une place pour un match les 49.000 abonnés ayant déjà la leur. Et si ce n’est pas pour y voir un match, rendez-vous au stade pour visiter le musée-boutique du club.

6. L’éternel Vieux-Port et son effervescence

Artère centrale de Marseille, parce que le Vieux Port est le point des rencontres, des arrivées et des départs, c’est l’incontournable de votre passage à Marseille. Si l’animation y est palpable avec la Criée, elle se poursuit jusqu’à la fermeture des bars qui le bordent. Le marché aux poissons du Vieux Port se tient tous les jours de 8h à 13h sur le Quai de la Fraternité. Ce marché, institution d’antan, est l’un des derniers lieux où trouver du poisson frais et de qualité. Chaque matin, les pêcheurs vendent la pêche du jour aux restaurateurs ou simples acheteurs. Tout doit disparaître!

Passez sous l’Ombrière, cette curiosité en métal poli signée Norman Foster en 2013 sous laquelle tout le monde se prend en photo. En soirée, le Vieux-Port se transforme en une place effervescente sur laquelle s’installe de petits marchands ambulants sans autorisation mais tolérés. Rien de bien intéressant mais on y aime l’ambiance. Le mardi et le samedi matin, le marché floral pose ses étals. C’est aussi le point de départ des virées en Ferry Boats qui se font sur le quai en face du bar de l’Olympique de Marseille. 

Vous pourrez choisir de remonter la Canebière, la célèbre avenue qui part du Vieux-Port et remonter tout droit jusqu’à l’église Saint-Vincent-de-Paul (Les Réformés). Si dans l’histoire elle a connu son heure de gloire avec ses hôtels et boutiques de luxe, la rue a perdu de son faste depuis la décolonisation et se sont des enseignes bon marché et de restauration rapide qui s’y sont installées. De très belles façades ont subsisté comme celle de l’ancienne joaillerie Rey au 39 ou l’ancien palais de la Bourse au 9. Sur cette Canebière un peu morose, les quatre acolytes du Plan de A à Z viennent remettre de l’énergie avec cette cantine et lieu culturel grand ouvert, antigaspi, vivant, solidaire et joyeusement déglingué . C’est au117 La Canebiere, tous les jours de 10.00 à 23.00 pour un plat à 8 € / Café 1.80 € / Brunch 16 €

7. Mucem, un mastodonte à 167 millions d’euros

Le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée ou plus communément appelé le MuCEM a été inauguré en 2013 dans le cadre du projet Marseille 2013. Le cube immanquable de 72 mètres de côté pour 19m de haut avec 16 500m2 (Mucem seul mais 45000m2 avec le J4, le Fort St-Jean et le jardin des migrations) est sûrement le projet contemporain le plus onéreux avec son budget de 167 millions d’euros.

C’est un musée de société, cela veut dire que ses expositions temporaires et permanentes n’hébergent pas d’œuvres d’arts mais regroupent des objets ou des sujets d’art, d’anthropologie et d’histoire. 

C’est l’architecte Rudy Riccioti qui s’est occupé de la construction du môle J4 et des passerelles.

L’architecte Roland Carta s’est occupé de la rénovation du fort St-Jean.

L’artiste Yann Kersalé a mis en place les lumières qui illuminent le môle du J4 le soir.

Vous y trouverez aussi la succulente cuisine du Petit Nice Passedat, avec un peu moins d’attente pour réserver.

Ouvert tous les jours de l’année sauf les mardis.

8. Le J4 et le Fort Saint-Jean

Véritable point de jonction entre la ville et le musée, le Fort est accessible par une  passerelle de 115 m de long. L’entrée dans ce qu’on pourrait appeler les parties extérieures du Mucem parce qu’elles ont été intégrées au projet, se fait librement. 

Ancienne commanderie des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem au XIIème siècle pendant les croisades, le Fort Saint Jean servait de point de départ des troupes vers la Terre Sainte. Le complexe garde une vocation militaire jusqu’à la révolution, avant de devenir une prison d’Etat. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, le Fort qui servait de dépôt de munitions aux allemands est fortement endommagé par une explosion accidentelle. Le fort accueille des expositions tout au long de l’année et, pendant les beaux jours, des manifestations culturelles en plein air (spectacles, projections sur grand écrans, concerts, festivals…). Il propose également un parcours dans un jardin méditerranéen, un restaurant et une boutique-librairie. Le jardin des migrations offre gratuitement une balade de 45 minutes.

9. Un visage multiculturel, la Major

De son vrai nom, la Cathédrale Sainte-Marie-Majeure, appelée la cathédrale de La Major par les marseillais se situe à deux pas du Mucem et du Fort Saint Jean. 

Avec son appareillage de pierres alternativement vertes (pierres de florence) et blanches (marbre de Carrare), cet édifice d’inspiration byzantine juxtapose des éléments romans et gothiques et  symbolise la prospérité de la ville de Marseille; une espèce de melting pot qui reflète le visage multiculturel qui fait la légende de Marseille. Les façades de la cathédrale sont d’inspiration byzantine, le plan en croix latine imaginé par Léon Vaudoyer se range dans le  style romano-byzantin. Les splendides coupoles et dômes rappellent les églises orientales. Les clochers font, quant à eux, référence aux églises occidentales. 

Un petit mot sur la statue de bronze qui représente  Monseigneur de Belsunce signée par Marius Ramus. Initialement placée devant le Palais Episcopal, elle a été cachée pendant la Seconde Guerre mondiale puis replacée à gauche de l’entrée de la Nouvelle Major. Elle rappelle le dévouement et la charité dont fit preuve Monseigneur de Belsunce, évêque de Marseille de 1709 à 1755, pendant la terrible peste de 1720 qui décima la moitié des marseillais.

10. Vers Notre-Dame de la Garde*

Le monument le plus célèbre de Marseille est aussi le plus élevé (154m). La Bonne Mère veille sur la ville et ses habitants depuis plus de 150 ans. D’où que l’on arrive, que l’on soit en bâteau, en train ou en voiture, on l’aperçoit. Où que l’on circule en ville, elle est là, au détour de la rue, apaisante et familière. “Tournée vers l’horizon dans le geste d’accueil” comme disait le poète Louis Brauquier- elle est “dans le ciel, le signe et le haut phare”. Ce chef d’œuvre d’inspiration byzantine a été réalisé par l’architecte Henry Espérandieu. A l’intérieur domine un style romano-byzantin avec des pierres décorées de mosaïques.

Ce lieu invite au silence et à la contemplation; en arrivant sur l’esplanade,  un petit ange invite gentiment les visiteurs au silence- l’ange qui dit chut. Assis au-dessus du pont-levis, au balcon-terrasse qui prolonge le porche de la basilique, c’est le meilleur poste d’observation. Notre-Dame c’est aussi des centaines d’ex-voto, dont vous pourrez en voir certains. 

Horaires d’ouverture de la basilique: 7h00 à 18h30. La fermeture du portail se fait à 18h30 très précise. Ne vous y prenez donc pas trop tard pour y monter (environ 30 min à pieds depuis le sud du Vieux-Port) mais le Petit train peut aussi vous déposer juste en bas des marches. Vous trouverez de quoi vous restaurer au sanctuaire.

11. L’abbaye Saint-Victor

Depuis le Vieux port, on ne peut pas rater le splendide édifice qu’est l’Abbaye Saint Victor, classée Monument Historique depuis 1862. Établie sur une carrière antique conservée dans ses cryptes, St Victor était un lieu de culte funéraire dans un cimetière. Située sur la rive en face du faubourg, “Rive neuve”, elle a longtemps été une chapelle, décrochée de la ville.  Après la Révolution, en 1804 elle est rendue au culte et élevée au rang de Basilique par le Pape Pie XI. Aujourd’hui encore, Saint Victor est un lieu auquel les marseillais sont très attachés, surtout au moment des fêtes de la Chandeleur le 2 février puisque le lieu a conservé une procession de la “Vierge noire”en l’honneur de Notre-Dame-de-la-Confession. 

Les Amis de Saint-Victor, https://www.amisdesaintvictor.com/l-association organise des concerts donnés par des orchestres et solistes de renom dont la programmation est communiquée sur leur site. Un audioguide est également  disponible au téléchargement.  

L’abbaye St Victor est ouverte aux visiteurs tous les jours de 9h à 19h en entrée libre. 

La crypte est ouverte selon les mêmes modalités mais un tarif de 2euros/ personne permettra l’accès. 

En partant, faîtes un petit tour par Le jardin de la colline Puget, ce serait passer à côté d’un de ces trésors cachés du patrimoine marseillais.

La Chandeleur et les navettes

La Chandeleur à St Victor c’est le 2 février, mais à Marseille, elle ne rime pas avec crêpes mais avec Navettes, petit biscuit à la fleur d’oranger, éponymes de cette fête.

Les festivités démarrent vers 5h du matin par une procession de  croyants qui défilent  avec des cierges allumés et bénis du Vieux-Port jusqu’à l’Abbaye St Victor en passant par la Rue Sainte. La Vierge noire conservée toute l’année dans les Cryptes de l’Abbaye est couverte d’un manteau vert et présentée à la foule. L’archevêque bénit alors la Vierge, les cierges “verts” et la ville avant de célébrer la messe.La tradition veut qu’il se rende ensuite au “Four des Navettes” (136 Rue Sainte) pour y bénir les petits biscuits que les marseillais viennent ensuite acheter. Des navettes non bénites mais tout aussi bonnes, on en trouve aussi à la biscuiterie « Les navettes des Accoules », située au 68, rue Caisserie dans le 2ème arrondissement.

12. Au pays du santon, le Musée Marcel Carbonel

 Les santons racontent l’histoire de la Provence. Pour les uns, ils sont  témoins de la chrétienté. Pour d’autres, il raconte la résistance du peuple de Marseille aux interdictions des messes de minuit sous la révolution de 1789. Depuis le XIX siècle des maîtres santonniers se sont fait en Provence et Marcel CARBONEL en est une figure dominante, notamment  parce qu’il a fait entrer la santonnerie à la Sorbonne. L’atelier qui se situe au 49, rue Neuve-Sainte-Catherine est aux mains de Philippe Renoux le petit-fils de Marcel Carbonel.

Pour visiter l’atelier: Visites portes ouvertes et gratuites de 9h/13h et 14h/17h tous les mercredis. On peut parler avec les artisans en autonomie en déambulant dans les ateliers mais il n’y a aucun guide ni explications formelles.

Visites guidées du lundi au jeudi sur rdv, pendant environ 45 min. Pour une personne comptez une trentaine d’euros et pour un groupe jusqu’à 10 personnes, 120 euros pour le groupe. 

Il y a une boutique sur place, ouverte du lundi au vendredi de 9h à 18h avec une pause de 13h à 14h et le samedi mais la vente en ligne est aussi possible 

Attention les ateliers ne sont pas ouverts d’octobre à janvier et pour fermeture estivale de fin juillet à la mi-août.

13. La Citadelle de Marseille

Depuis 2021, la ville de Marseille a confié la gestion du fort Saint-Nicolas à l’association « la Citadelle de Marseille », qui a pour ambition de restaurer et transformer ce fort militaire défensif en un lieu de vie, de partage et de culture ; un tiers-lieu patrimonial de créations, d’innovations et de rencontres.

Les visiteurs peuvent désormais explorer ce monument historique et découvrir les secrets qu’il renferme. Des visites guidées sont proposées pour plonger au cœur de l’histoire de la citadelle et comprendre son importance stratégique au fil des siècles. Des expositions, des ateliers éducatifs et des événements spéciaux sont prévus pour célébrer ce nouveau chapitre dans l’histoire de la citadelle et du Fort Saint-Nicolas.

Les jardins du fort sont désormais en libre accès. Vous pouvez y admirer la vue exceptionnelle et y boire un verre à la Guinguette dans un cadre unique.

Horaires d’ouverture des jardins :

Mai 2024 : les Samedis et dimanches de 12h à 22h

Tout le reste de l’année : du mercredi au dimanche de 12h à 22h

Le palais du Pharo s’il ne se visite pas c’est parce qu’il est aujourd’hui dédié au travail, aux conférences et colloques. La finalité de la construction du palais qui devait être à l’origine une maison secondaire pour Napoléon III, n’a jamais vraiment abouti. C’est ce qui en fait un quartier assez classieux. Vous pourrez accéder au vaste parc de 5,7 hectares. Ce jardin rend hommage aujourd’hui à Émile Duclaux, un physicien et biologiste français. Ouvert tous les jours de 7h à 21h. Le Dantès, sur le rooftop du Sofitel est un bar à cocktails ouvert tous les jours de 17h à minuit. C’est un spot réputé pour son hôtel et la vue imprenable qu’il offre ,sur la rade de Marseille.

14. Acheter du savon de Marseille

Nous n’avons plus à le présenter tant son exportation a été mondiale, mais il faut tout de même savoir que Marseille s’est réservé l’exclusivité. 

Un petit repère pour ne pas vous perdre sur tous les stands que vous rencontrerez, il doit contenir 72% d’huile d’olive et ça s’est estampillé sur le savon. Aujourd’hui, le savon de Marseille continue d’être fabriqué selon des vieilles méthodes dans trois grandes savonneries. 

La savonnerie Fer à Cheval est la plus ancienne. Fondée en 1856, elle est située chemin de Sainte-Marthe, dans le 14ᵉ arrondissement de Marseille, en France. Elle est inscrite au titre des Monuments Historiques.

La Savonnerie du Midi, depuis 1894, est située dans le 15e arrondissement de Marseille. Elle continue à l’heure d’aujourd’hui de fabriquer du savon et de vous faire visiter l’usine et ses méthodes de fabrication mais pour en acheter il suffira de vous rendre dans la boutique de la Corvette sur le Vieux-Port.

La Savonnerie Le Sérail à Marseille depuis  1949 est située dans le 14ème arrondissement. Du savon vert ou blanc, l’entreprise familiale propose aussi de faire découvrir la fabrication des savons que l’on retrouve à la vente en boutique.  Un musée saura répondre à plus de curiosité parce que chaque visite s’achève par un atelier en mode do it yourself, le MUSAMA.

15. Manger un chichi fregi ou une panisse à l’Estaque

C’est à l’Estaque dans cet ancien village de pêcheurs datant du XIIème siècle, connu des amateurs d’art du monde entier pour avoir accueilli entre 1870 et 1914, les peintres Cézanne, Renoir, Braque, Dufy, Monticelli, Derain, Marquet, mais aussi les films de Robert Guédiguian, là où les habitants se disent Estaquéens avant d’être marseillais, que l’on mange des panisses et des chichis tout chauds.

Au milieu des viaduc et des collines, vous êtes sur le port de l’Estaque. Des baraques en face des bars et des commerces proposent toutes les mêmes cartes: chichis fregis ou panisses! Ces petits boudins croustillants roulés dans le sucre et bien plus pour les gourmands ou ces petits palets de farine de pois chiche frits et salés. Trois kiosques ouverts tous les jours à partir de midi se trouvent au 72 promenade de la Plage-de-l’Estaque. Pour faire votre choix, la longueur de la queue devrait être un bon indicateur (mais ils sont tous bons), car les chichis c’est le casse-croûte du goûter des locaux et les panisses chaudes ça se déguste à l’apéro.  

Un terrain de boules, une esplanade pour les familles et la plage de Corbières un peu plus loin sous le viaduc, sont des lieux de rencontres et de loisirs pour les gens du coin. En juillet, vous pourrez aussi assister à un spectacle de joutes provençales. 

16. Profiter de la Nature aux Calanques*

Pour voir la mer à Marseille, ça ne sera pas difficile et c’est même le contraire car elle est partout! Alors selon la durée de votre séjour, il faudra peut-être choisir entre les quartiers sud et le parc des calanques qui s’étend sur à peine 20 km de Marseille  à la Ciotat. Selon la saison, la baignade en été, la marche et la baignade au printemps et au début de l’automne, la marche seule en hiver, vous pourrez certainement faire un choix. A noter la magnifique programmation de L’automne des Calanques qui fête sa cinquième édition en 2024; un programme délicieux de découverte ou d’approfondissement. 

Les quartiers sud et les plages se rencontrent tout au long de la Corniche Kennedy pour arriver à La plage du Prophète, les Catallans, le Roucas blanc, Gaston Defferre, le Prado, le David, Borély, Bonneveine, jusqu’à la Pointe Rouge sont toutes accessibles en bus, métro ou en jogging (lieu-dit du jogging à Marseille). Un peu plus de fraîcheur dans la roseraie du Parc Borély, c’est le lieu de promenade dominicale préféré des marseillais et Marcel Pagnol parlait déjà de lui dans la Gloire de mon père. 

Entre roches vertigineuses et criques d’eau turquoise, le décor est grandiose et la nature sauvage; c’est le parc des Calanques. Les randonneurs chevronnés en font le tour en deux jours mais une mini escapade suffit pour goûter à ce coin de paradis.

Le Port de la Madrague-de-Montredon qui commence après la Pointe rouge est un bon début si vous ne voulez pas aller trop loin (le coucher de soleil y est radieux et le phare que vous voyez au loin c’est l’île du Planier) parce qu’ensuite la côte sauvage jusqu’aux Goudes est un peu plus lointaine en passant par les calanques de Saména et de l’Escalette.

Un peu plus rapide de la Pointe Rouge mais aussi magique, une navette maritime vous amènera au petit port des Goudes. Sur le parking, un chemin escarpé sur la droite serpente 15 minutes à peine et aboutit à Port Croisette, une toute petit plage de sable mais aussi la bonne table du restaurant de la Baie des singes, cet ancien petit cabanon où l’on mange très bien. Continuez ensuite vers le terminus de Callelongue, au bout du monde. Le sentier des douaniers permet de dépasser le bout du monde pour rejoindre la calanque de Marseilleveyre en 45 minutes. Puis ce sera au tour de la plus grande des calanques de vous dévoiler son spectacle, Sormiou. Sa voisine, Morgiou est encore un peu plus hors du temps avec ses cabanons, son port de pêche et ses falaises. Le parc n’est pas terminé mais sachez que des bus depuis Castellane, le Prado, Luminy, peuvent vous déposer dans tous ces coins. C’est donc à Sugiton que l’on arrive ensuite, reconnaissable à son îlot du Torpilleur, détaché dans la mer au milieu de la baie. Il faut tout de même compter une bonne heure de marche depuis le parking de Luminy, dans des sentiers parfois escarpés.

Vous quittez ensuite la propriété de Marseille pour arriver à Port-Miou et Port-Pin qui appartiennent déjà à Cassis. C’est après ou avant Sormiou, selon les goûts, l’autre joyau du parc, En-Vau. Il faut marcher un bout de temps sur le chemin parfois étroit du GR-98-51 pour arriver sur une baie paradisiaque malheureusement prise d’assaut l’été. Les villes de Cassis et de la Ciotat jouxtent le paradis avec d’autres belles surprises, et les plus hautes falaises d’Europe.

17. Manger la « fameuse » une Bouillabaisse

Les poissons frais, grillés, en papillotes, en sauce ne manquent pas dans les assiettes mais le manger en bouillabaisse est une autre affaire. La bouillabaisse de Marseille, c’est plus qu’une simple soupe de poisson, c’est une religion. Une explosion de saveurs et une tradition qui remonte à plusieurs siècles. Il existe même une charte de la bouillabaisse qui en fait un met unique et aussi pour empêcher que n’importe quelle soupe de poisson soit vendue sous le nom de bouillabaisse. Ces ingrédients incluent entre autres des poissons tels que les vives, les gallinettes, le st-pierre et les lottes. S’il n’y a pas de recette authentique, la bouillabaisse est avant tout un plat familial auquel chacun ajoute sa touche personnelle.

Niché dans le Vallon des Auffes depuis 1952, Chez Fonfon propose l’une des meilleures bouillabaisses de Marseille, et surtout l’une des plus célèbres! Son prix attractif et ses ingrédients fraîchement pêchés font le bonheur des amateurs mais les délais de réservation peuvent être longs. 

Situé dans un magnifique hôtel 3*de la Corniche avec vue panoramique, le restaurant du Rhul est un passage obligé si vous voulez tester la véritable bouillabaisse. Ici le bouillon et les poissons sont servis séparément, après avoir été découpés sous vos yeux. 

Pour en citer un troisième, Chez Michel, c’est l’établissement bien connu de tous les amateurs de poisson à Marseille! Installé près de la Plage des Catalans depuis 1946, la recette est restée la même depuis des générations! Ici le poisson est fraîchement pêché chaque matin pour une bouillabaisse familiale et artisanale.

Il faut compter entre 50 et 100 euros pour manger une vraie Bouillabaisse mais quelques street food provençaux se sont établis dans le 1er arrondissement. La Bouillabaisse turfu, 1 rue Pythéas a relevé le défi de proposer ce plat à moins de 15 euros. Les poissons ne sont pas les mêmes mais le chef se sert à la criée tous les matins. Pain à l’ail au 5, rue de la Tour vous fera goûter la Provence en barquette ou en sandwich. 

18. Faire une escapade au Frioul*

Ce que l’on appelle le Frioul, ce sont quatre îles:

If, l’illustre prison où fût enfermé Edmond Dantès, comte de Monte Cristo qui abrite maintenant des goélands et des martinets.

Ratonneau à l’ambiance balnéaire et Pomègues plus sauvages et plus recherchée pour ses criques et ses ballades. Enfin, Tiboulen qui n’est accessible qu’en bateau privé. 

A bord d’un ferry et à partir du Vieux-Port, prévoyez une journée entière sur l’archipel, en démarrant par une croisière dépaysante. Ratonneau et Pomègues qui sont reliées par la digue de Berry, longue de 360 mètres, vous seront facilement accessibles.

19. La 2ème rue la plus longue de Marseille s’appelle Paradis.

Avec ses 2870 mètres (elle arrive juste derrière St-Pierre et ses 3400 m de long), c’est le haut lieu historique de la bourgeoisie marseillaise. Elle s’étend de la Canebière à l’avenue du Prado, traversant les 1er, 6ème et 8ème arrondissements, c’est tout naturellement que cette rue concentre les boutiques haut de gamme. Mais rassurez-vous il n’est nul besoin de la parcourir en entier. Si la rue St Ferréol regroupe les marques relativement accessibles, la rue Paradis monte d’un cran. On y retrouve les grandes enseignes plus luxueuses, des marques de jeunes créateurs et autres concept stores. Arts de la table, déco, mode, bijouteries, confiseries… Il y en a pour tous les goûts ! Dans cette rue, vous pourrez à la fois retrouver les marques les plus connues comme Kenzo, Sandro, ZAPA, IKKS, Lacoste, Montblanc mais aussi de petits magasins vous proposant des pièces de créateurs encore peu connus.

On peut le dire, la Rue Paradis n’a pas à rougir devant la nouvelle rue de la République ou les Terrasses du Port qui pourront vous offrir d’autres choix. 

20. Faire la fête à Marseille

A Marseille, on fait la fête. Les habitants de la région y viennent dans ce but-là, que l’on apprécie les soirées cosy local à Endoume, les soirées hippies autour du Palais Longchamps ( bar le Longchamp palace, le Chapitre et les Danaides) et évidemment à la Plaine (le café la Muse pour n’en citer qu’un), ou qu’on préfère le rooftop des terrasses du port, au R2, il y a de la place pour tout le monde. L’été, le Baou ouvre ses portes dans les quartiers nord et ça devient alors le lieu à la mode. On n’oublie pas ceux qui veulent simplement prendre un verre sur le Vieux-Port, comme à la Caravelle par exemple, sur la place d’Estienne d’Orves (appelée aussi Place aux huiles) ou à l’Escale Borely avec ses couchers de soleil en prime. Il y a la programmation de La Friche et bien que ça ne soit pas le haut lieu de la fiesta, Le Couvent est un lieu culturel hybride où il fait bon d’y passer. Une oasis urbaine, un lieu de fête open air, c’est au Chapiteau, qui invite les esprits libres et les oreilles averties à lâcher prise et faire la fête, tout simplement ! Ils organisent aussi des après-midi Dub et pétanque.

+. Les chemins du vertige et de l’insolite: la côte bleue

Une charmante succession de calanques, de petites criques et de jolies agglomérations, c’est que vous êtes sur la côte bleue, à ne surtout pas confondre avec la Côte d’Azur car ici les pêcheurs, les calanquais, ont conservé le patrimoine, parfois un peu rustique. Il y a peut-être un poumon un peu plus commercial, c’est Carry-le-Rouet qui est un peu la capitale de ce paradis provençal avec notamment son casino et ses restaurants sur le port mais au bout il y a toujours les criques où les plages préservées telles que la Calanque des eaux salées après la plage du Rouet ou le Cap Rousset après le port. 

Depuis la gare St-Charles, en passant par l’Estaque, empruntez  le train de la Côte bleue. Cette ligne SNCF n’a normalement rien de particulier, sauf qu’elle longe toute la Côte bleue de l’Estaque à Martigues pendant près d’une heure en s’arrêtant dans tous les villages de la Côte Bleue, de ports en ports, de plages en plages, de calanques en calanques sur 32 km dont 18 viaducs, 2 ponts, 23 tunnels et 7 gares.

Entre Ensues et le Rove, de petites plages aux eaux turquoises qui se glissent sous les pins, sont de vraies pépites à ne pas rater avec un coup de foudre pour la calanque de l’Erevine si on ne devait en choisir qu’une seule. Vous pouvez prendre le train jusqu’à Ensuès la Redonne, ensuite emprunter le GR51 pour vous promener et découvrir les nombreuses calanques, vous diriger vers Niolon ou l’Estaque et reprendre le train pour le retour. Le sentier des douaniers s’étend de Niolon au Cap Méjean. Il s’agit d’un chemin de randonnée permettant de découvrir la Côte Bleue, une façade maritime de la chaîne de l’Estaque longue de 28 kilomètres reliant Marseille à Martigues. Historiquement lié à la Révolution française, ce sentier est le meilleur moyen de s’approcher des rivages escarpés et des splendides criques qui l’entourent.

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